30/11/2007

Pull(s) col roulé noir(s)

Avec son pull col roulé noir, il s’applique à réaliser son devoir : calculs savants sur Excel pour une quelconque société commerciale.

Crispé sur son ordinateur portable, il ne s’aperçoit pas que je le regarde, qu’en face de lui est venu s’asseoir un noir à l’allure athlétique (que même le sculpteur nazi Arno Breker aurait accepté comme modèle avec enthousiasme).

Je pivote la tête de gauche à droite, je me retourne même. Partout des pulls col roulé noirs en train de s’appliquer à réaliser leurs devoirs.

Variante instrumentale : au lieu d’un ordinateur portable, un GSM (c’est plus léger, plus compact) sur lequel on s’acharne, nouveau toc mondial.

23:20 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Et si vous veniez faire un petit tour sur Venus, peut-être que votre inspiration reviendra...
Cela vous changerait un peu du "train-train" quotidien....
A quand une belle histoire ,question de décoller de la planète! ... verte, si vous voulez...
quoique avec vous elle nous parait bien noire..

Qu'en pense Servaty?

Aliènement votre,

Tonio

Écrit par : Tonio | 30/11/2007

C'est moche Cher Môssieur,

Dernière fois que je vous écrit.
elle a bel et bien disparu, la belle histoire des colonies de vacance et des tartines au beure.
C'était mieux au début du blog.Ca devient tellement banal.Il est où votre style littéraire d'entan?
Mais c'est moche d'éliminer comme ça ce qui vous gène. Trop fasile !Et c'estlâche ossi de pas répondre

Avec tous mon respect quand même

Laetitia ( et ses copines!!!)

Écrit par : Laetitia | 01/12/2007

Aux déçus des « blogs littéraires » Je sens sourdre de la déception dans vos propos à l’égard de ce blog. Personnellement je suis déçue de quelque chose lorsque je lui prête de grandes intentions. Ce n’est pas mon cas, comme j’écris parfois aussi, je peux faire preuve d’indulgence et de discernement.
Je lis ce blog avec curiosité, j’aime sa sobriété de lecture, certains textes n’accrochent pas : c’est le droit de leur auteur de suivre son inspiration et de ne pas se plier à des standards d’écriture. Pour cerner la réalité autour de lui, réalité qu’il ne tient pas à embellir, au lieu de prendre un appareil photo, il a pris sa plume (si j’ose dire !)
Je crois qu’il s’entraîne à une gymnastique d’écriture, mouvements parfois harmonieux, parfois laborieux.
La littérature n’est pas seulement l’expression de pensées poétiques ou d’idées grandioses, c’est aussi la vie de tous les jours, tantôt ensoleillée et créative, tantôt sombre et tristounette.
Je vois ce blog plutôt comme le journal d’un observateur : les regards qu’il pose parfois nous séduisent, parfois nous ennuient.
Pourquoi ne pourrait-on pas décrire noir sur blanc la cruelle banalité quotidienne, avec des mots simples et une pointe de dérision ? Regarder autour de soi, c’est sentir que l’on vit, écrire ce que l’on voit, c’est se démarquer des autres : n’est-ce pas le propre de tout écrivain professionnel ou dilettante ?

Écrit par : Saravati | 04/12/2007

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