05/01/2008

Proposition pour lutter contre les excès de vitesse

Jadis (au Moyen Age), dans les contrées belges, pour punir certaines infractions on appliquait un châtiment original.

Il s’agissait, pour les juristes et magistrats de l’époque, d’associer punition et volonté de réformation morale, pèlerinage cathartique et espoir (sans doute secret) de dilution du condamné sur les routes (par enlèvement, accident, assassinat, implantation définitive dudit condamné dans quelque province lointaine).

Les malfaiteurs étaient envoyés, en fonction de la gravité de leurs fautes, à Saint-Jacques de Compostelle, Milan, Rome ou Jérusalem.

La destination la plus courante restait néanmoins Milan. Attrait éternel de la péninsule italienne ? (Patrie d’Al Capone et de la pyramide de Ponzi, de Beccaria et de la romana lex).

Quel rapport tout cela avec les chauffards coupables d’excès de vitesse ?

Un voyage en Norvège m’a convaincu du caractère exemplaire de ce pays dans la lutte contre les excès de vitesse. La vitesse sur route y est en effet sévèrement réglementée et appliquée.

Les automobilistes ont intégré intérieurement la succession des panneaux indicateurs du top horaire kilométrique (la police est quasiment invisible).

On peut ainsi observer dans ce pays des processions interminables de véhicules dont les conducteurs suivent à la lettre les indications réglementaires.
Tout à la gloire de l’heureux et responsable « chef de file » qui peut rester parfois plusieurs heures de suite (les chemins, il est vrai, ne sont pas rectilignes) avec son volant de maréchal de la route.

La proposition est donc la suivante : les contrevenants aux dispositions de lois relatives aux excès de vitesse seraient punis en étant expédiés en Norvège.

Le châtiment serait modulé en fonction de la gravité de l’infraction.

Comme dans la colline du Purgatoire dantesque qui fonctionne par degrés, on instaurerait, dans le pays des Vikings, des niveaux de sanction en tenant compte de la latitude et des saisons.

A faute légère, séjour réformateur par belle saison dans en endroit peu accidenté. Une faute plus sérieuse serait purgée dans un lieu moins propice et des conditions climatiques plus problématiques. Les excès de vitesse gravissimes exigeraient des réformations exemplaires : hiver rigoureux dans le grand Nord, environnement difficile.

Nul doute que dans ce Purgatoire moderne les slow drivers rêveraient d’être au volant d’une Ferrari velocissima.

21:11 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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