09/03/2008

Pour vivre ici

S’il est un texte qui m’a révélé une voie poétique, c’est bien le poème « Pour vivre ici » de Paul Eluard :

J’ai fait un feu l’azur m’ayant abandonné…

Ce texte m’avait bouleversé, adolescent, par sa simplicité formelle, sa symbolique puissante, son cheminement vers l’essentiel.

Pendant très longtemps, ce poème m’a hanté et maintenant encore il continue à me dire quelque chose. Quelque chose qu’il est cependant difficile d’exprimer d’une manière « décodée ».

Car la poésie est un langage dans le langage et elle se joue des significations communes. La poésie ouvre sur un monde virtuel où l’intuition et les signes jouent un rôle démesuré, décisif, hors de proportion avec le « monde réel ».

Dans les poèmes, l’espace-temps est malmené et les liaisons s’effectuent par le biais de raccourcis.

11:40 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Un art "au delà " Une fois de plus j'adhère à vos propos.
La poésie est le langage des symboles et ceux ci nous touchent, nous bouleverse même quelquefois ou nous laissent dans la plus parfaite indifférence.

Je vous remercie de votre réponse à mon intervention d'il y a quelques jours.
Et voilà mon adresse .
Je serais heureuse de vous lire au sujet du texte que je vous ai envoyé (dans un élan sans doute quelque peu impulsif!)

Marie-Eve

Écrit par : Marie-Eve | 11/03/2008

La terre est bleue comme une orange – ses métaphores surréalistes, voilà ce qui matérialise la vie dans sa prise la plus réelle à l’accent fugitif de l’extraterrestre. Un billet magnifique, aussi que cette poésie est.

Écrit par : Tilly - Hotels A Berlin | 29/03/2009

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