16/07/2008

Repères de routine

Merci, Paul, pour ton mot sur mon précédent post.

Le fait est que nous ignorons ce qu’est la réalité, pourquoi elle nous indiffère ou au contraire nous interpelle. Peut-être, au fond, elle-même nous ignore-t-elle.

Certes, nous avons tous une carte d’identité mais c’est bien insuffisant pour se connaître réciproquement et les barrières de stress qui nous entourent (nous protègent ?) forment un décor poussif à qui veut bien les considérer.

Les rencontres dont je parle dans mon post sont celles qui déchirent ce décor de carton-pâte qui nous rassure et parfois nous impressionne.

Mais ce déchirement nous désarçonne, nous expose, nous fait perdre nos repères de routine.

21:27 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

provocation Ma riposte de l'autre jour était provocatrice. Vous l'aurez compris!
J'ai moi même un jour d'audace, d'attrait irrésistable franchit le pas , déchiré le carton pâte:un bonheur fou et puis.... il faut avoir l'envergure d'aller plus loin . Je ne l'ai pas eue et c'est la routine plus pesante que jamais qui vous engloutit.

On ne peut obéir à tout les chants de sirène qui retentissent sur nos routes....

Votre message du post précédent fait echo en moi à une chanson de Georges Brassens que j'aime particulièrement" les passantes" .

Merci pour votre réponse .
J'aime votre manière d'approcher le monde des sentiments. Avec profondeur , sensibilité mais aussi réserve et peut-être , un rien d'éffroi...

Paul

Écrit par : Paul | 18/07/2008

sentiment d'urgence Je donne une signification différente au post d'Arcangelo Petranto.
J'opposerais le mot "routine" au mot "urgence."
Nombre de fois dans l'adversité,on voit des étrangers devenir amis, s'inspirer un intérêt et un respect mutuel voire une affection sincère.
Je crois que si tous les rapports humains étaient placés sous le signe d'un sentiment d'urgence, le rapprochement, sécurisant, deviendrait nécessaire et ..le monde s'en porterait sans nul doute beaucoup mieux.

bon week-end et bien vite le soleil!

bleuette

Écrit par : bleuette | 19/07/2008

comme un soufflé qui retombe Merci bleuette pour ton commentaire.
Tu as parfaitement raison au sujet de l'urgence et des sentiments, parfois même intenses, qu'elle peut susciter. Mais une fois cette urgence disparue, n'est-ce pas la plupart du temps comme un soufflé qui retombe...
Car ce qui est important dans ce cas c'est souvent la résolution du "problème" et non pas la démarche d'un véritable développement personnel.
Franchir nos propres barrières (nos repères habituels) me semble autrement difficile... car cela signifie prendre en considération une nouvelle configuration de soi-même.
Bonne semaine. Hélas le soleil...

Écrit par : Hermes007 | 21/07/2008

je crois qu'il en reste toujours quelque chose.
Une lueur entrevue dans l'obscurité ,une autre manière de voir les choses , une direction où aller.
Mais tu as raison : évoluer réellement, sortir de soi-même, oser aller vers l'inconnu, vers ce que l'on désire le plus et qui à la fois nous terrorise le plus, oser obéir aux injonctions du coeur, aller vers ce qui nous rend véritablement heureux sur cette terre, vers les autres ,vers un autre, se rappeller qu'on est si peu de choses, qu'on ne fait que passer et accorder l'importance à la seule chose qui compte, la vibration intérieure qui nous fait sentir vivant, bannir la peur ,toutes les peurs qui nous paralysent , franchir une barrière un jour enfin,la première, et se dire peutêtre "que ne l'ai-je fait plus tôt..". c'est autrement difficile en effet.. cela demande du temps. Mais c'est quoi le temps? quelle est la valeur d'une minute?
A ton avis, le fait d'écrire de se lancer à l'assaut de la page blanche pour y coucher notre ressenti, nos émotions n'est ce pas déja une façon de s'exposer de déchirer le carton -pâte?

Bonne semaine

Bleuette

Écrit par : bleuette | 06/08/2008

vivre, le mieux possible Bleuette, tu dis vrai car un petit détail, même soi-disant « insignifiant » peut être utile, peut contribuer à nous aider à aller de l’avant. Car l’enjeu est celui-là : vivre, le mieux possible.
En tâchant de minimiser nos angoisses et nos terreurs, nos faiblesses, nos traumatismes.
Mais je crois aussi que les « barrières » sont permanentes et renaissantes. Et dans toutes les directions possibles. Pas seulement la barrière des sentiments, même si ces derniers sont importants voire essentiels.
Les institutions sociales (les religions, la philosophie, les rites) servent à cela, camoufler la réalité et sa cruauté, pour l’enjoliver en quelque sorte, indiquer des rails, des routes balisées, « humanisées ».
L’art lui-même, dans cette perspective, apparaît comme un coloriage du réel, comme un immense fond d’écran, si l’on veut.
Car dans l’enjeu de vivre il y le fait de durer… Oui, le temps auquel tu fais référence et qu’il faut remplir… en vivant.
Ecrire, figure donc à mon sens comme un avatar de l’art, comme une sorte de bouclier virtuel dont le rôle est de nous protéger. Un exutoire, en d'autres mots.
Bonne semaine.

Écrit par : Hermes007 | 10/08/2008

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