10/08/2008

Dictature de la matière

Il est indéniable que l’on observe au fil des « temps historiques » à un mouvement général qui conduit de la démarche physique à la démarche symbolique et qui nous mène aujourd’hui au virtuel.

C’est un mouvement d’« adoucissement » des mœurs et du réel. Une réformation continue. Un processus de désengagement de la dictature de la matière. Une abolition des contraintes qui composent notre réalité (espace et temps).

Cf. religions : du sacrifice effectif au sacrifice symbolique, de la religion ethnique à la religion universelle ; de la communication matérielle à la communication immatérielle ; maternité : de la fécondation réelle à la fécondation in vitro (bientôt, de la grossesse physique à l’enfantement « mécanique ») ; un jour, sans doute beaucoup plus proche qu’on ne l’imagine, le remplacement complet de l’homme physique lui-même, d’abord par sa réplique matérielle (robots, clones), ensuite par des « processus ».

Tout cela s’apparente à une dévaluation ininterrompue de la matière. Celle-ci apparaît, dès lors, non pas comme une sorte de support fondamental du vivant mais comme un état particulier, intermédiaire.

Cependant, tout ce déroulement ne doit pas être compris par rapport à une vision de l’« au-delà » mais bien par rapport à la « vie » elle-même.

13:30 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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