12/08/2008

Mais qu’il est mince !

C’est incroyable le nombre de papiers que l’on peut accumuler dans un portefeuille ! Au fil du temps, cela devient une véritable caverne d’Ali Baba. On y trouve de tout : cartes de visites annotées ou non, cartons d’invitation, tickets de caisse et de restaurant, tickets d’achat faisant office de garantie, tickets de cinéma ou de spectacles, tickets de transport en commun, billets doux et billets de tombola, adresses griffonnées en toute hâte (physiques, e-mail, internet), numéros de téléphone, codes d’accès et mots de passe (pour les distraits, c’est imprudent mais…), timbres-épargne de supérettes ou de supermarchés, cartes de fidélité (pour l’achat de pizzas, de cd ou de pots de yaourt), souches diverses, vignettes variées, photos, carte d’identité, billets de banque et cartes de banque et de crédit (quand même !)…

Parfois, on se résigne à faire place nette la veille d’un départ en voyage, pour se délester d’un poids devenu au fil de l’accumulation (presque toujours) superflu.
L’enthousiasme qui avait présidé, par exemple, aux échanges d’adresses est bien retombé, parfois on ne se rappelle que vaguement le visage de l’interlocuteur/interlocutrice qui nous avait remis le précieux sésame de contact.
On range ce surplus dans une ou plusieurs enveloppes lesquelles peuvent rester ensuite sur un meuble pendant de longs mois.

Mais la plupart du temps c’est dans le train qu’on officie, puisqu’on dispose d’un certain temps devant soi (prolongé bien souvent par un retard inopiné pour cause de mauvaises conditions climatiques, problèmes de machines ou bris de matériel — c’est quand même fragile tout ça !).
Alors, on fait le grand nettoyage, la tabula rasa portefeuillesque.
Et l’on jette tout ce qui n’est plus nécessaire, après avoir soigneusement haché menu les « précieux »documents (on ne sait jamais, un coup d’oeil indiscret et momentané d’un passager ou pire, la reconstitution par un détective privé de notre parcours de ces derniers temps).
Ah ! Si les poubelles sous les tablettes pouvaient parler !
Pour parer à tout litige et pour le confort des voyageurs, je suggère humblement aux compagnies de chemin de fer d’installer dans les wagons des déchiqueteuses électriques.

Pour ce qui me concerne, une amie, récemment, s’est exclamée après avoir vu mon portefeuille : « mais qu’il est mince ! ». Je dois avouer que j’ai pris cela comme un véritable compliment.
(Je n’avais pas dit à cette amie que j’avais fait le grand nettoyage deux jours auparavant).

15:54 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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