09/10/2009

Horus, Mithra, Jésus et les autres

Mithra1 (224 x 221)

 

 

 

 

 

 

 

L’on savait que la religion chrétienne avait emprunté à la religion de Mithra nombre de ses symboles et pratiques (tels que la date de naissance du Christ, le 25 décembre, le banquet rituel ou Eucharistie, le culte dominical, etc.) et que la Basilique Saint-Pierre se trouve, selon toute vraisemblance, à l’emplacement même d’un ancien lieu de culte mithraïque.

Mais l’on sait moins que l’histoire même du Christ reprendrait ou incorporerait les péripéties de vie d’au moins une bonne demi-douzaine de divinités antiques parmi lesquelles, notamment, celles de Horus et de Krishna.

La similitude entre la figure du Christ et celle du dieu Horus, s’il faut en croire certains auteurs, serait troublante et même déstabilisante.
Même conception miraculeuse, même nombre de disciples (douze), même titre (Horus est désigné par le monogramme KRST), même résurrection après trois jours, même manière de se désigner (« je suis la voie, la vérité, la vie »)…

Sous des abords modernes et romanisés, la principale religion occidentale, la religion chrétienne, ne serait en fin de compte que la perpétuation de l’ancienne religion égyptienne à peine travestie.

Le nombre d’éléments significatifs communs entre les diverses divinités du monde antique laisserait même entrevoir une religion antérieure à caractère solaire et astrologique.
Les rois mages seraient la personnification des trois étoiles de la ceinture d’Orion, le taureau mithraïque et les poissons symbolisant le Christ exprimeraient les constellations homonymes, les douze disciples figureraient comme la représentation des douze constellations du zodiaque, l’auréole du Christ serait la pérennisation, à travers les siècles, du disque solaire…

Ce « révisionnisme » concernant le Christ et le christianisme se révèle encore plus déconcertant par rapport à la Bible.
Seule l’absence de sources fiables autorisait à considérer la Bible comme un livre d’inspiration « divine », unique en son genre et de ce fait totalement « tabou » au plan de l’étude critique.

A la lumière des connaissances acquises progressivement par le dévoilement des faits culturels liés aux brillantes civilisations du Croissant fertile, ce livre « sacré » apparaît pour ce qu’il est : une anthologie de récits légendaires et mythologiques issus de la Mésopotamie (Sumer, Babylone) mêlés à des éléments historiques et mythologiques proprement ethniques (Hébreux).

Il est étonnant que cette vision renouvelée ne soit pas mise en perspective dans les cours d’Histoire.
Cela rendrait les civilisations premières de l’humanité singulièrement « modernes » et rendrait à la Bible sa juste place relative dans le panorama des mythologies élaborées par quantités de peuples au cours de l’Histoire.

23:26 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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