28/11/2009

Ce nuage tout en longueur

Ce nuage tout en longueur
Effilé gris-blanc reflétant
Par-dessous le soleil levant

Il avance
Mais d’une manière soutenue
Tel un sous-marin
Glissant dans son élément

Devant mes yeux il passe
Indifférent silencieux
Bientôt il est déjà loin
Tout dédié à rejoindre l’horizon.

17:50 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/11/2009

Mondes parallèles

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J’aime les paradoxes car ils permettent de glisser sur les raccourcis de la réalité. Nous font-ils approcher les imperfections de ce qui est ? Aussi, sans doute. Et les savants, les philosophes, les poètes peuvent trouver dans ces représentations des poternes pour entrer dans des mondes parallèles.

Ces mondes parallèles existent par nos constructions mentales. On peut les inventer. La preuve ?

Prenez une carte du monde (planisphère). Inversez-la. Ce n’est plus la terre accoutumée. Ces continents mis sens dessus dessous deviennent tout d’un coup étranges.
Il nous semble de visualiser l’état de continents d’époques géologiques révolues ou mieux l’image inédite d’une planète tellurique surgie du fin fond de quelque galaxie. Terre « autre » que recherchent, avec leurs télescopes, les astronomes assidûment.

21:53 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/11/2009

Continuum

Il n’y a pas d’un côté le blanc et d’un autre côté le noir : il y a un continuum.
Il n’y pas d’un côté le pire et de l’autre côté le meilleur : il y a des degrés, qui peuvent être franchis objectivement (et subjectivement) dans un sens ou dans l’autre.
Tout le reste n’est qu’idéologie, propagande, leurre.

23:39 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2009

Encyclopédie « Tout l’Univers »

Tout l'Univers (193 x 255)

 

 

 

 

 

 

 

 

1
Classe de dernière année d’école primaire. L’instituteur (qui fait aussi fonction de directeur de l’établissement) demande à tous les élèves de former une file. Ensuite, il prend un grand livre, l’ouvre et le dépose ainsi ouvert contre le tableau, sur la rainure destinée aux craies. Il fait signe et la procession commence. Sur les pages déployées, on peut voir la représentation d’effroyables monstres préhistoriques. Comme les autres élèves, je fais partie de la procession. Je m’arrête quelques instants devant les images avant de retourner à ma place. Je reste ébloui par les illustrations. Ce livre fait partie d’une encyclopédie. Je n’avais jamais vu d’encyclopédies.

2
Première année d’école secondaire. Un homme passe à la maison. C’est un représentant de commerce. Il s’attache à démontrer à mes parents tout l’intérêt qu’il y aurait à acheter, pour moi, l’encyclopédie « Tout l’Univers ». Arguments classiques : éveil de la curiosité intellectuelle, compagnon d’études…
Mes parents ne sont pas opposés à cet investissement. Mais il faut souscrire un contrat d’achat par lequel ils devront s’engager à acheter un livre tous les mois ou deux. Nous avons peu de moyens. L’investissement est trop important. Le représentant s’en va bredouille en laissant sa carte de visite. Grande est ma déception.

3
Mon père prend la décision : on achètera les livres mais sans engagement automatique et en fonction de nos ressources. Au coup par coup. Je me souviens d’un samedi après-midi où ma mère et moi avons fait le tour de plusieurs librairies. Le volume un était épuisé. Chez moi, la collection « Tout l’Univers » a démarré par le volume deux. Avec un certain agacement de mon père qui aurait voulu tout de même « commencer par le commencement ».

4
Mais l’ordre des volumes n’était pas trop important. L’encyclopédie était constituée d’articles pour l’essentiel indépendants. C’est ainsi qu’au fil du temps l’encyclopédie « Tout l’Univers » est venue s’installer à la maison. Avec des planches et des clous, mon père a réalisé une bibliothèque.

5
L’encyclopédie « Tout l’Univers » m’a toujours fasciné. D’abord pour les illustrations qui étaient remarquables et bien agencées : des dessins vivants, coloriés, suggestifs. Ensuite, lors de la lecture, pour la qualité du contenu.

6
Mes parents qui ne maîtrisaient pas convenablement la langue française ne pouvaient pas m’aider vis-à-vis de celle-ci pendant ma scolarité. Je lisais donc l’encyclopédie. Ce qui me plaisait et m’interpellait tout particulièrement dans « Tout l’Univers » c’était chaque fois le chapeau introduisant les articles. Introduction à caractère littéraire, même lorsqu’il s’agissait de parler de sujets techniques ou scientifiques. Je trouvais ça réellement merveilleux.

7
C’est en étudiant, décortiquant, paraphrasant ces textes liminaires que j’acquis progressivement une certaine compétence en composition française. Je voulais comprendre, à travers les multiples exemples fournis, comment faire démarrer un texte, prolonger un raisonnement, réaliser un corps de texte qui tienne la route, mettre une chute en relief.
Si je suis parvenu, par la suite, à écrire des textes littéraires (poésie, prose), plus qu’à mes professeurs de français, j’en suis redevable, au moins initialement, à l’encyclopédie « Tout l’Univers ».

22:02 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/11/2009

La nuit abolie

Rendez-vous à la fin du rêve.

15:49 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/11/2009

Medito ergo sum ? (à l’attention de Marie-Astrid)

Est-il nécessaire de méditer, pourtant ? Je n’en suis pas si sûr.

En suivant les deux perspectives envisagées par les philosophes grecs, ou bien le monde est immuable et donc à quoi bon méditer puisque rien ne bouge, ou bien le monde est un flux constant et donc il va changer de lui-même comme les titres des journaux télévisés non-stop.

La méditation permet-elle, au moins, de modeler soi-même et le monde ? (avec l’idée que « soi-même » et le « monde » ne feraient qu’un) ?

Pourtant, je persiste à penser que les changements en soi-même et dans le monde s’effectuent à travers les chocs de la vie, subis ou donnés, à voir et à vivre, par et dans le monde.

Les marins apprennent à naviguer et à se connaître à travers les éléments déchaînés des tempêtes et pas tellement sur une mer d’huile propice pourtant à un retour sur soi.

La méditation peut servir, aussi, d’alibi pour se retrancher du monde. Mais je concède que l’« activisme » forcené peut également se révéler stérile.

14:25 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |