01/02/2010

Ainsi faudra-t-il

Ainsi faudra-t-il continuer jusqu’à ce que mort s’ensuive, dit-il
Mais sans tortures, sans passion, rien que de banals aveux
Pas de grand projet à la manière d’Ulysse
Par-delà les Colonnes pas d’océan inconnu
Jours quadrillés par les horaires implacables
Mais dans la douceur immobile
des rails de trains et de métros
Glissants sur les jours
Ainsi faudra-t-il.

 

 

23:28 Écrit par Hermes007 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Est ce cela le fatalisme?
Etre sur les rails.. l'actualité cependant nous a décrit tout recemment qu'il arrive que l'on déraille.. et quelquefois de la manière la plus inattendue qu'il soit ...

Doit on vraiment se résigner? La peur de provoquer le changement dans le train- train quotidien est-elle tellement forte ?

Joli tou de même ce post ....
A vous lire

Écrit par : Douce | 20/02/2010

Au contraire Douce,
Merci pour votre billet et pour avoir apprécié ce petit texte.
Bien sûr, on peut penser au fatalisme.
Et l’association que vous faites avec l’actualité est pertinente.
Sachez que je me trouvais, précisément, dans un train qui suivait à distance de 10 minutes les trains accidentés…
Mais si les trains font davantage penser au [i]fatum[/i] à cause de la rigidité des rails, c’est un fait que les avions aussi s’écrasent et que des accidents de voitures ont lieu quotidiennement et que des soldats meurent également, en suivant leur trajectoire qui les mène vers une balle ou une explosion.

Se résigner ?
N’est-ce pas plutôt la constatation d’un moment donné ou d’une séquence comme suspendue (« douceur immobile »)…
Ce n’est pas de la résignation, loin de là.
Cette poésie prend acte d’un état présent, sans apporter de jugement sur le passé et sans préjuger non plus de l’avenir.
L’absence (provisoire ou même définitive…) d’un « grand projet » n’implique pas nécessairement que [i]ce présent-ci[/i] soit tragique ou même détestable.

Plutôt que résignation, je verrai donc, dans ce texte, le contraire, un aiguillon pour se comporter différemment sous peine, justement, de continuer une vie, au fond, [i]normale[/i], sans souffrances particulières, sans fanatisme, sans secrets terrifiants, mais incontestablement enserrée dans les rets ordinaires de la vie sociale…

Au plaisir partagé de vous lire.

Écrit par : Hermes007 | 24/02/2010

Les commentaires sont fermés.